
L'infiltration est un parasite qui vole le système de collection des eaux usées de sa capacité. C'est également un indicateur de l'état du réseau d'égouts. L'infiltration élevée est associée à la détérioration du système. En employant l'infiltration comme indicateur, le personnel des travaux publics peut évaluer son programme d'entretien. Il est sensiblement moins cher de remettre en état un réseau d'égouts que de le remplacer.
Que se passe-t-il réellement lorsqu'il pleut près d'un poste de pompage ? Y a-t-il de l'infiltration ? Est-il important ? Il y a combien de minutes ou d'heures entre une forte pluie et une hausse importante du débit ? Est-ce que la pluie est égale dans toute la ville ? Une image vaut mille mots.
Lorsque MAID Labs fait une étude de débit et d'infiltration, elle est toujours accompagnée d'une analyse électrique et hydraulique du poste de pompage. Lors de la première étude d'infiltration, nous recommandons l'installation d'un pluviomètre approuvé NWS, que nous fournissons gratuitement. Nous avons remarqué des différences intéressantes entre deux postes de pompage avec pluviomètre qui n'étaient situés qu'à 1.2 kilomètre l'un de l'autre. La municipalité pourra le réutiliser lors de la prochaine étude d'infiltration.
Le rapport suivant donne une idée de la qualité du travail de l'équipe de MAID Labs. Cliquez sur le rapport pour télécharger la version PDF.
Pour générer ce rapport
Un tableau incluant toutes les journées sans pluie est créé. La moyenne de débit d'entrée de toutes ces journées est calculée pour chaque demi-heure constituant une journée. Dans l'exemple présenté ici, nous avions 16 journées de beaux temps pour créer nos moyennes de débit d'entrée par demi-heure. Ces données représentent les deux premières colonnes de ce rapport.
La moyenne de débit d'entrée par demie-heure de la journée de pluie analysé est ajoutée dans la troisième colonne.
La différence entre le débit d'entrée par demi-heure de la journée de pluie et la moyenne par temps sec est calculée dans la quatrième colonne.
On ajoute la quantité d'eau qui est tombée pendant chaque demi-heure.
L'interprétation des données.
Il faut chercher la première pointe de pluie. Dans ce cas, elle survient dans la demi-heure située entre 1:00 et 1:30 du matin où 14.22 mm de pluie sont tombés.
Entre 3:30 et 4:00, une pointe de débit provenant de l'effet de la pluie affecte l'opération du poste de pompage alors que le débit augmente de 621% (27.39/4.41) par rapport au débit rencontré par temps sec.
On peut également déduire que le début de la pointe de débit d'entrée commence environ 2:30 après le début de la forte pluie.
Une seconde forte période pluie recommence entre 3:00 et 3:30 où 18.03 mm est tombé.
On remarque la prochaine pointe de débit se produit entre 6:30 et 7:00, soit 3:30 heures plus tard.
Si le débit est relativement élevé à cause de la pluie, ces données permettent de déduire qu'une seconde augmentation de débit causée par une seconde forte pluie reporte de près d'une heure l'effet la seconde pointe de pluie sur le débit.
Plus la période d'analyse est longue, plus il y a de journées avec et sans pluie et plus précise est l'étude de débit et d'infiltration. À l'aide des autres journées de ce rapport d'infiltration, nous avons été capables d'établir l'influence de l'intensité et la durée des périodes de pluie sur le débit d'entrée.